O hisashiburi ne

04 septembre 2007

Minoo, Minoh, Minou

Je n'ai jamais vu le nom de cette ville inscrit de la même façon sur les panneaux de signalisation ou les affiches publicitaires. En passant des Kanji aux caractères romains, Minoo, que j'écris comme ça si je veux, se décline selon trois orthographes. Je m'en suis rendu compte en me baladant à vélo, en prenant le train ou en parcourant négligemment des prospectus laissés dans la boite aux lettres. J'imagine que c'est le cas pour la majorité des lieux au japon. Qui se soucie bien de savoir comment pourrait s'écrire le nom de sa ville dans une langue étrangère?

Michi_01_72

Posté par pages sauvages à 15:04 - Commentaires [11] - Permalien [#]


18 juin 2007

Karasu, Kanami, katakana.

Je n'ai pas pu dessiner les gros, les énormes karasu japonais, dont la taille dépasse de loin celle de nos corbeaux européens, car ils n'étaient plus là quand je suis sorti ce matin dans la rue. Mais les traces de leur activité, elles, étaient bien visibles devant le pas de la porte. Le contenu de notre sac poubelle éventré, était répandu sur toute la rue, les déchets trainaient éparpillés sur le bitume battu par la pluie. J'ai adoré tout nettoyer, avec le croassement des oiseaux en fond sonore.Tomoko_et_Kanami

Autrement, la vie suit son cours et moi je cours toujours... Apres l'insaisissable.
De temps en temps je capte un regard, une expression, comme ce samedi apres-midi dans un café de la station Umeda. J'étais avec Kanami, son copain et une de leur amie. J'avais rencontré Kanami à Paris il y a cinq ans. Entre une part de gâteau à la mangue et une gorgée de thé vert, j'ai trouvé un peu d'énergie pour les dessiner, elle et ses amis. Mais c'est véritablement la voisine de la table d'à côté qui a retenu mon attention. C'est un de mes rares dessins où je réussis à capter un sourire.
Akane
Et puis comme annoncé dans le titre, je devrais parler de katakana, mais c'était juste pour les consonnances et faire sonner trois Ka d'affilée.

Posté par pages sauvages à 06:34 - Commentaires [7] - Permalien [#]

13 juin 2007

Poser un usagi

La ponctualité est parait-il une vertu japonaise et je veux bien croire que dans ce domaine, notre réputation française nous précède. Alors quand une personne vous demande de préciser deux jours avant la rencontre, si vous serez bien à l'heure fixée pour le rendez-vous, vous essayer de tordre le cou aux idées reçues.

J'étais donc au lieu de ce rendez-vous 5 minutes en avance, histoire d'être un peu plus qu'à la hauteur.
J'ai attendu patiemment, observant la foule et ses va et vient. J'ai eu tout le temps d'explorer le périmètre alentour, de faire des petits pas, des grands pas, de m'assoir, me relever, décrire des cercles avec mes jambes, de hocher la tête en haut, en bas , à droite, à gauche, de pousser des soupirs à n'en plus finir, bref de m'ennuyer pendant une heure et de m'assurer que les dits à priori valaient pour tout le monde.

Il n'y a pas de raison, si les français peuvent être à l'heure, les japonais peuvent aussi être en retard, voire très en retard.
Carpe diem alors.

Densha_de_72

Pour passer le temps, je n'avais plus qu'à dessiner les gens dans le métro.

Posté par pages sauvages à 08:47 - Commentaires [2] - Permalien [#]

12 juin 2007

Yumiko

Yumiko, je l'ai rencontré l'année dernière, là où travaille mon ami Ryo. Tout comme lui, elle bosse dans une NPO et comme l'endroit est très calme et très accueillant, je peux m'installer à une table et dessiner tranquillement sur mes différents projets toute la journée.

Ainsi, il y a un an, après avoir bavardé un peu avec elle, je lui propose qu'on aille manger ensemble un midi. Elle est plutot sympa, elle cultive un look de lolita de dessin animé, aime dessiner et lire des mangas.
Après le repas partagé au bord de la rivière du centre commercial de Visola, un endroit on ne peut plus romantique avec des magasins partout et une musique d'ambiance engourdissante, elle me demande de la dessiner sur le vif, ce que je ne manque pas de faire. Tout en lui tendant le crayon pour qu'elle me rende la pareille, je lui demande si elle aimerait poser pour moi... Mais de préférence plutôt déshabillée.
Un peu décontenancée par ma proposition très directe, elle décline mon invitation poliment tandis qu'un ange passe.

De retour au NPO center, je me remets a ma table et reprends mon travail. Une heure plus tard, Ryo, que je ne connais vraiment que depuis une semaine et avec qui je partage maintenant l'appartement, se pointe vers moi avec un air réprobateur. En me prenant a part, il essaye de me dire calmement qu'il serait préférable à l'avenir de ne pas faire de telles propositions à toutes les personnes que je rencontre, surtout quand les dites personnes travaillent avec lui...
Je passe pour un obsédé une semaine seulement apres mon arrivée au Japon, il faut dire que je l'ai un peu cherché.
Yumiko_72

Cette année donc, j'ai retrouvé Yumiko et nous avons de nouveau partagé un repas ensemble, au bord de la même rivière avec la même musique d'ambiance. Je l'ai dessiné de nouveau comme en témoigne ce croquis et on a même ri de ce ma proposition de l'année précédente. Elle n'est pas rancunière et pour un peu, je lui redemanderais presque si elle ne serait pas partante pour quelques dessins de nus...
On ne se refait pas!

Posté par pages sauvages à 04:51 - Commentaires [2] - Permalien [#]

09 juin 2007

C'est samedi, c'est sashimi!

Maguro_no_sashimi_72

Posté par pages sauvages à 15:37 - Commentaires [3] - Permalien [#]


03 juin 2007

Nomikai

Une nomikai est une soirée bien arrosée entre amis. Tellement arrosée que tout le monde finit généralement bourré sur un quai de métro en se disant au revoir sans avoir vu le temps passer.
Ce soir là, j'ai semble-t-il eu le temps de faire quelques portraits rapidement torchés... Comme moi.

Kinyiobi_01_June_72

Posté par pages sauvages à 02:58 - Commentaires [3] - Permalien [#]

01 juin 2007

Toujours en travaux

Devant l'immeuble, les travaux continuent.
Dans l'appartement, la vie s'organise tranquillement et ma chambre, comme celle de mon colocataire, devient un brin bordélique, signe indéniable d'une intégration réussie.

mae_no_ie_72

Posté par pages sauvages à 03:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 mai 2007

Une vie de bad boys

kissaten_72
Ce matin, vers onze heures, Ryo m'a fait découvrir une petite échoppe proche de l'appartement. Nous y avons dégusté du cheese cake et bu du thé, tout en devisant sur l'avenir de la planète. Pour un peu, je serais pret à parier que certaines grand-mères sont plus rock and roll que nous... Mais toutes les mamies du monde n'ont pas non plus la chance d'habiter au Japon.


kissaten_72_2

Posté par pages sauvages à 09:27 - Commentaires [2] - Permalien [#]

23 mai 2007

Un nouvel appart et du riz

Boku_no_apato
Ce long bâtiment abrite l'appartement de mon ami Ryo et provisoirement celui que je partage maintenant avec lui a Minoo, près d'Osaka. Derrière la palissade en tôle, à côté du vélo à gauche, se trouve la chambre de Ryo donnant sur un minuscule jardin, dans lequel ne poussent pratiquement que des mauvaises herbes. Au lieu de les couper, il les regarde grandir, appréciant leur naturelle anarchie et leur faculté à s'installer là où rien d'autre ne pousserait.
Les chambres sont plutôt grandes, elles font 6 tatamis chacune et celle de Ryo s'ouvre sur le jardin par une porte coulissante qu'il ne ferme jamais pendant la journée. C'est un vieil appartement à l'ancienne comme on peut en voir dans les films japonais des années 60. Des travaux sont en cours juste devant la porte d'entrée. Dans un mois ou deux, quatre nouvelles habitations seront construites. Une fois le chantier terminé, la rue retrouvera un peu de son calme.
O_kome_shop
Ce matin, je suis allé dessiner dans une petite boutique très spécialisée. Différentes gammes de riz, du plus brut au plus raffiné, sont présentées dans de profondes caisses en bois. Couvrant tout un pan des murs de la pièce, des machines assez imposantes, servent a écosser les graines pour obtenir le type de qualité requise à la demande du client.
J'ai offert un morceau de Comté (passé en douce, au nez et à la barbe des douaniers japonais) à la vendeuse pour la remercier de son accueil et avant de m'en aller, elle s'est empressée de regarder mes croquis et m'a tendu en retour deux jolis sachets de 500 grammes de son meilleur riz. Si à chaque fois que Ryo me présente aux commercants de son quartier et que je ressors de chez eux les mains pleines, ce séjour au Japon risque de me coûter moins cher que prévu. Me prenant aux mots, Ryo m'a demandé si je ne voulais pas aller dessiner dans un magasin apple, il aurait besoin d'un nouvel ordinateur portable...
Machine_a_ecosser_le_riz_

Voici une des machines qui servent a polir le riz non raffine.

Posté par pages sauvages à 08:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 avril 2007

Reika

Reika

Posté par pages sauvages à 00:38 - Commentaires [5] - Permalien [#]