12 février 2007
La vue qui baisse

Certains médias disent que les Japonais sont enchaînés, au travail; raffinés, jusqu'à l'extrême; fous, de technologie; obsédés, par la réussite... Et moi je regarde trop souvent mes pieds quand je marche, me disais-je en arpentant pour la trentième fois ces rues que je croyais connaître par coeur. Et puis j'ai levé les yeux vers ces cables qui pendaient au dessus de ma tête et je me suis dit que finalement, tout n'était qu'une question de point de vue.
18 décembre 2006
Kore wa, nan desu ka?
Cette petite statue représente un animal que l'on peut découvrir notamment dans le film "Pompoko", de Isao Takahata. C'est un Tanuki. Les japonais les placent en général devant l'entrée de leur maison. Il y en de différentes tailles.
Ce qui frappe le chaland européen qui visite le pays et qui tombe pour la première fois en émerveillement devant cette curiosité, ce sont les proportions des testicules du dit animal. Elles sont proprement exubérantes.
Pour les plus surprenants, j'en ai vu certains de deux mètres de haut en exposition devant des ateliers de fabrication. 
12 octobre 2006
Près de l'université Kansai gaidai

09 octobre 2006
Le tube de l'été

En été, il y a des "semi" partout, à la campagne et jusqu'en ville. Les "semi", se sont de grosses cigales. Il n'est pas rare de les voir posées sur des pylones électriques à hauteur d'yeux et impossible de ne pas les entendre. Leur chant est caractéristique et différent de celui que donne les cigales françaises, question de culture sans doute. A la fin de leur courte carrière et vie d'adulte, on retrouve les corps de ces insectes par centaine sur les routes et les trottoirs. Mais leur souvenir perdure et s'inscrit décidément dans tous les paysages, même musicaux; je me suis surpris à entendre ce mot dans bon nombre de chansons japonaises: "Semi no koe wo kikutabini...".
08 octobre 2006
Après l'école

27 septembre 2006
Aparté
Je redoute les sautes d'humeur de l'île, ses jishin, ses tremblements de terre soudains et imprévisibles.
Cette épée de Damoclès prète à s'abattre n'importe quand sur le pays, donne peut être toute leur valeur aux moments les plus simples de la vie quotidienne. Au diapason, la structure narrative des mangas procède un peu du même principe. Je cite "l'univers des mangas" de Thierry Groensteen: "Le pouvoir de fascination des mangas procède du soin qu'ils apportent à la représentation des temps forts de l'action. Et cependant les mangas se prètent au jeu subtil de la réticence. Ils usent volontiers de la dilatation des moments insignifiants, pour accélérer par contraste l'action quand elle arrive, ce qui lui confère une violence paroxystique."
Alors carpe diem.

25 septembre 2006
Les lectrices

Il est environs 17 heures. J'entre dans une petite librairie près de la station Makino. Des tonnes de mangas d'occasion sont entassés du sol au plafond. L'espace pour circuler entre les rayonnages est vraiment réduit. J'observe des étudiantes qui bouquinent dans les allées. Elles sont concentrées, happées par leurs lectures. Leurs postures trahissent leurs émotions. Elles suivent les aventures de leurs héroïnes et se tortillent, prennent des poses déhanchées sans même s'en rendre compte. J'essaye de les faire entrer discrètement dans mon carnet.
05 septembre 2006
Sasebo
La mère de Hitomi m'a demandé de dessiner leur chien Haruko, qu'elle adore. Le résultat, c'est cette maison dans laquelle ils vivent à Sasebo.
Le chien bougeait trop.
31 août 2006
Le Japon est une île
J'ai découvert le Japon avec elle, Hirakata était la ville dans laquelle elle étudiait, là où nous vivions.
Elle revient régulièrement dans les pages de mes croquis, s'installe dans le cadre de mes pensées comme dans celui de mes bandes dessinées, se ballade sur le fil de mes rêves. A quoi bon essayer de l'oublier puisqu'on s'y est essayé, en vain. Les années passent et la trace demeure, sur le papier comme ailleurs. Peut être que vivre ensemble est impossible, le mystère reste entier. Et les souvenirs de continuer à se manifester, de faire des va et vient, des pirouettes du coeur à la tête.
25 août 2006
Le tourbillon de la vie
On s'est connu, on s'est reconnu,
On s'est perdu de vue, on s'est r'perdu de vue,
On s'est retrouvé, on s'est séparé,
dans le tourbillon de la vie.